Rédigé par Jean-Luc Laurent le Jeudi 4 Février 2010 à 16:24
Le gouvernement précipite la crise. Monsieur Apparu ne sauvera pas la face
Deux jours après le rapport de la Fondation Abbé-Pierre, accablant pour le Gouvernement tant il pointe le désengagement flagrant de l’Etat de la construction de logement social, Benoist Apparu tente de sauver la face en présentant à nouveau le budget 2010 et son pseudo volet social .

Pour Jean-Luc Laurent, Vice-président chargé du logement et de l'action foncière " le gouvernement ne subit pas la crise du logement, il la précipite ». Cette semaine, une mesure gadget est censée venir masquer la réalité. Sans mettre un euro de plus sur la table, l’Etat demande aux bailleurs sociaux de racheter des logements vacants du parc privé.

« Trop c’est trop ! Après avoir fait les poches des partenaires sociaux pour financer très provisoirement l’ANRU et l’ANAH, le Gouvernement met en place une mesure-gadget, très coûteuse, avec l’argent des autres puisqu’il s’empresse de demander aux collectivités de participer à l’opération».


La politique des effets d’annonce ne résoudra pas la crise du logement ; seule une action durable en faveur de la construction de logements économiquement accessibles, adaptés aux besoins locaux et bien localisés peut nous faire progresser vers la sortie de crise.

Rédigé par Guillaume Vuilletet le Mardi 26 Janvier 2010 à 10:30

Edito de Guillaume Vuilletet suite à l'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy sur TF1, le lundi 25 janvier 2010.


Sarkozy : l’incroyable « ne peut pas mieux faire. »
On connaissait le registre « je vous ai compris » ; on connaissait le registre « vous allez voir ce que vous allez voir » ; on connaissait le registre « je suis avec vous ». Mais tout compte fait, il y a un nouveau style du Président de la République, celui de l’impuissance épuisée.

Face aux problèmes posés par les Français du « panel », le Président de la République a répondu par une défense molle de l’action du gouvernement et quelques lieux communs.

Il avait tout du vendeur désabusé qui ne croit plus en son propre produit ni d’ailleurs, en ses propres compétences. Le gouvernement fait ce qu’il peut même si ce n’est pas beaucoup.

Il y a bien quelques ficelles. On attaque les sportifs –qu’on sait populaires- sur leurs revenus pour mieux exonérer les patrons.

Conseil régional d’Ile-de-France - Espace Nicole TOUQUOY-MORICHAUD, le 25 janvier 2010


Discours de Guillaume Vuilletet lors de la cérémonie des voeux du groupe Républicain, Radical et Citoyen
Mesdames et messieurs,
Chers amis,

Je suis très heureux de vous accueillir ce soir, au nom du groupe Républicain, Radical et Citoyen du Conseil Régional d’Ile de France, à l’occasion de cette nouvelle année 2010.
Comme l’an passé, nous sommes aujourd’hui réunis dans l’espace Nicole Touquoy-Morichaud de la Région Ile de France. Nicole Touquoy-Morichaud nous a quittés en mars 2008. Je veux saluer encore aujourd’hui avec beaucoup d’émotion sa mémoire. Nicole Touquoy-Morichaud est pour beaucoup dans cette rigueur, cette cohérence que l’on prête aux élus MRC du Conseil régional d’Ile-de-France.

Je ne peux vous présenter nos vœux sans avoir une pensée et quelques mots pour le peuple haïtien. La France a une responsabilité historique vis-à-vis d’Haïti. La solidarité en acte est d’abord un devoir de l’Etat. La Région Ile-de-France a pris sa part et notre groupe a voté l’aide apportée par le Conseil régional lors de la séance exceptionnelle de vendredi dernier, en apportant le témoignage d’Eric Ferrand.
Rédigé par Jean-Luc Laurent le Lundi 25 Janvier 2010 à 10:39
Logement : changeons de cap
Le 1er février est un jour important pour tous ceux qui s’intéressent au logement. Date anniversaire de l’appel fondateur de l’Abbé-Pierre contre le mal-logement en 1954, le 1er février est la date à laquelle, chaque année, la Fondation Abbé-Pierre rend son rapport annuel et offre ainsi un éclairage très documenté sur la situation du logement. La Fondation livre aussi une analyse acérée des politiques menées par les pouvoirs publics, en particulier l’Etat qui reste le seul responsable de la mise en œuvre du droit au logement.

Aujourd’hui, la politique du gouvernement peut se résumer à trois dispositifs :

- une mesure gadget : la maison à 15€
- une mesure de défiscalisation de l’investissement locatif : le « Scellier »
- un amortisseur social : les 3 milliards d’Euros d’aides à la personne.

Les « maisons à 15€ » sont l’illustration médiatique de la politique d’accession dite sociale à la propriété. Au contraire, le dispositif d’investissement locatif« Scellier » est une mesure fiscale très coûteuse qui permet de produire quelques dizaines de milliers de logements mal situés et aux loyers élevés. Les 5 milliards d’euros d’aides à la personne jouent leur rôle d’amortisseur en soutenant directement les ménages. Ces mesures forment une politique qui a sa cohérence mais qui ne créera pas de dynamique positive.
Rédigé par Le Journal de Dimanche le Dimanche 24 Janvier 2010 à 11:34

Article paru dans le Journal du Dimanche, le 24 janvier 2010.


Déchets ménagers : des idées innovantes pour moins jeter

La taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM) a flambé de 47% de 2000 à 2008, selon une étude de l’Observatoire des déchets d’Ile-de-France. Ainsi, cette TEOM a allégé le portefeuille des Parisiens de 168 € (par habitant, par an), celui des Altoséquanais de 93 € et celui des Yvelinois de 84 €. Pourtant le francilien produit moins de déchets (492 kg/hab/an) que le français (594 kg).
Il existe des solutions pour maîtriser les coûts. D’abord une prise de conscience des élus. « Ils vont être obligés de faire des choix. Il faut être plus rationnel dans les dépenses et éviter les investissements à la roulette russe » dit Eric Chevaillier, Président de l’Observatoire des déchets d’Ile-de-France (ORDIF). Par ailleurs, trop d’organismes sont chargés du traitement des déchets. Mettre à plat ce mille-feuille est une piste d’économies substantielles. Autre solution, la facture à la carte. Elle sera mise en œuvre à partir de 2011 par la communauté de communes du Val d’Essonne.
Rédigé par Rachid Adda le Vendredi 22 Janvier 2010 à 10:48

Article paru dans le Journal de la ville de Sarcelles n°35 - janvier 2010


Nuisances aériennes : du nouveau pour les Sarcellois !
L’aéroport de Paris-Charles de Gaulle est un atout économique important et un facteur d’attractivité pour l’Ile-de-France toute entière. Mais il génère aussi à travers un trafic aérien intense des nuisances sonores de plus en plus importantes pour les riverains valdoisiens et en particulier les Sarcellois. Les retombées économiques de la plate-forme aéroportuaire sont insuffisantes pour les Sarcellois, notamment au regard des nuisances et de la pollution subies. Cette situation doit être une leçon de choses : le chantage inadmissible « nuisances contre emplois » se traduit toujours dans la réalité par « les nuisances sans les emplois »… Dans les airs comme sur terre ! Il est donc important de rappeler dans la charte de développement durable de l’aéroport de Roissy en cours d’élaboration, l’impératif de solidarité territoriale et sociale vis-à-vis des communes et des populations, comme à Sarcelles, les plus impactées par les nuisances de l’aéroport et les moins bénéficiaires de ces retombées économiques.

Membre du bureau permanent de la Commission Consultative de l’Environnement de Roissy-CDG, j’y ai défendu le principe d’un développement de l’aéroport de Roissy en lien plus étroit avec son territoire d’implantation : économiquement efficace, écologiquement durable, socialement équitable et démocratiquement acceptable.

slm35_26.pdf Slm35_26.pdf  (489.8 Ko)

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