Bras de fer sur le relogement aux Sablons (Le Parisien)

Article paru dans le Parisien Val d’Oise, le 13 mars 2009.



Bras de fer sur le relogement aux Sablons (Le Parisien)
« Quand aurons-nous un nouvel appartement ? » « Allons-nous pouvoir rester dans notre quartier ? » Lundi soir, le bailleur social Osica et la municipalité de Sarcelles ont organisé une réunion publique pour rassurer les habitants des Sablons. Ce quartier en pleine rénovation Anru (Agence nationale de rénovation urbaine) va être transformé : une partie des logements sera rénovée, tandis que des barres d’immeubles seront détruites.
Un projet qui a aussi pour but de désenclaver les immeubles entre les barres des avenues Bergson et Cézanne et la voie ferrée. A l’heure où le calendrier s’accélère – les premiers locataires pourraient entrer dans les nouveaux logements dès la rentrée prochaine – la municipalité refuse de signer la charte de relogement. Ce document validé par l’Etat et la mairie fixe les conditions d’attribution des appartements neufs.

« Le préfet veut nous imposer des personnes qui ont déposé des dossiers Dalo (droit au logement opposable), a expliqué le maire PS, François Pupponi. Nous ne sommes pas d’accord. La plupart du temps, il veut placer des familles qui ne sont hébergées sur Sarcelles que depuis quelques mois. Avec une telle méthode, le nombre de demandes va exploser. Nous, nous voulons donner ces appartements aux familles historiques. » La non signature de cette charte pourrait poser des difficultés pour les relogements à venir. Ce qui agraverait encore une situation déjà délicate.
« A Sarcelles, nous avons près de 15% de cohabitation de plus que la moyenne nationale, ajoute Annie Peronnet, adjointe (PC) en charge de l’urbanisme. Parfois, trois générations vivent sous le même toit. Contrairement à la polémique, nous allons créer plus de logements sociaux. Nous voulons que cette manne permette aux familles de décohabiter. C’est la raison de ce bras de fer. » »Il faudra être attentifs à ce que cette non signature ne soit pas dommageable et ne retarde pas le processus de décohabitation » s’inquiète pour sa part Rachid Adda, conseiller municipal (MRC). Contacté, le préfet n’a pas répondu à nos appels. Dans un entretien publié dans la lettre de l’ « EPA Plaine de France », Paul-Henri Trollé explique que « le projet des Sablons doit servir de référence quand s’engageront les deux autres projets de rénovation de la ville ». Avec de telles difficultés, l’affaire est loin d’être gagnée.


Marie Poussel

Vendredi 13 Mars 2009
Le Parisien
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