Discours de Jean-Luc Laurent lors de la cérémonie des voeux de l'Etablisement Public Foncier



Discours de Jean-Luc Laurent lors de la cérémonie des voeux de l'Etablisement Public Foncier
Monsieur le Préfet,
Monsieur le Directeur Régional de l’Equipement,
Monsieur le Président du Conseil régional,
Mesdames, Messieurs les Elus,
Monsieur le Président du Conseil économique et social régional,
Mesdames, Messieurs,

J’ai le plaisir d’accueillir l’ensemble de nos partenaires pour cette cérémonie des vœux.
Il y a deux ans, nous nous disions « Pas cette année, mais en 2009 nous ferons des voeux».
L’an dernier, nous constations « on n’est pas un peu à l’étroit ? ».
En 2010, nous avons donc déménagé. Pour un jour seulement et pas trop loin quand même de notre quartier général.

A l’image de cette anecdote, l’EPF Ile-de-France est animée d’une dynamique incroyable et de beaucoup de pragmatisme.
Je peux d’ores et déjà vous annoncer que l’année prochaine nous rachetons l’immeuble et même l’îlot tout entier pour répondre au développement de notre activité !

Mesdames, messieurs, plus sérieusement, la vie et l’activité de l’EPF Ile-de-France sont caractérisées par une grande dynamique. Nous avons 3 ans d’existence sur le papier, 2 exercices budgétaires complets. Dans ce court laps de temps, et d’ici la fin de l’année 2010, nous aurons signé avec 100 communes des 5 départements pour un montant d’1 milliard d’euros d’engagements à la disposition des collectivités pour financer des acquisitions foncières au cours des années à venir. Au 31 décembre 2009, l’EPF a en portefeuille plus de 200 millions d’euros de terrains et les reventes ont déjà commencé. Quel succès, quelle réussite !

Nous avons bien travaillé pour les franciliens et je salue l’ensemble des administrateurs présent, représentants de l’Etat, du Conseil régional, des Conseils généraux, des communes et intercommunalités, des .chambres consulaires et du CESR, unis dans cette mission d’intérêt général.

Le foncier, les terrains sont la matière première des logements et des emplois de demain.
Le foncier, les terrains sont la matière première de la ville de demain.
Et comme toutes matières premières, le foncier doit être produit.
C’est notre rôle.
Nos équipes sont sur le terrain, identifient, analysent, dégagent les bons filons. Chaque terrain n’est pas une bonne affaire, chaque terrain n’a pas le même potentiel. Entre ce qui est permis par le droit des sols et ce qui est possible jouent des facteurs économiques, sociaux, politiques... que nos équipes savent prendre en compte. Leur savoir-faire est reconnu et nous permet- avec un brin d’immodestie peut-être- de parler d’intelligence foncière :
- chacune de nos interventions est précédée d’un travail d’analyse approfondie.
- et par ailleurs, au sein de la commission prospective qu’anime le premier Vice-président, Guy Bonneau, l’EPF s’est même permis de participer aux grandes réflexions du moment aux côtés de Jean-Pierre DUPORT ou Gilles CARREZ.

Pour la qualité de ce travail, pour la force de notre bilan, je tiens à remercier publiquement les équipes conduites par Gilles Bouvelot qui, dans ses fonctions de directeur général excelle. Professionnel déjà reconnu et que je connais de longue date et avec lequel je travaille en toute confiance, Gilles a su s’emparer de cet outil avec une énergie saisissante. Merci à toi.

Si vous me le permettez, Monsieur le directeur général, je citerai également un autre agent de l’EPF. Sa directrice générale adjointe, Nathalie Tessier, qui, après avoir participé à l’envol de l’établissement, part sous d’autres cieux. Mon expérience de patron m’a appris qu’il faut toujours profiter des bons collaborateurs car leur qualité est parfois proportionnelle à leur mobilité. Les garder près de soi n’est pas toujours facile. Merci Nathalie. Vous ne partez pas très loin, vous êtes et resterez une actrice de la scène francilienne et nous aurons donc l’occasion de nous revoir. Souvent. Et pour la bonne cause !

J’ouvrais mon propos en parlant du pragmatisme de l’EPF Ile-de-France. Certains nous ont reproché d’avoir des règles d’intervention, d’exiger des contreparties à notre financement, de ne pas être un banquier discipliné qui porterait en silence, de ne pas être un banquier indulgent qui porterait longtemps sans poser de question.

Oui, nous avons des objectifs et des règles parce que nous croyons à l’action publique. Nos ressources proviennent des contribuables selon les décisions prises par le Conseil d’Administration sauf naturellement les représentants de l’Etat. Nous le savons bien et l’assumons : Tout impôt crée des obligations. Nous bénéficions de l’impôt et nous devons des comptes aux concitoyens. Notre feuille de route tient en quelques pages, elle est claire, connue de tous, évaluée et, s’il le faut, ajustée chaque année.

Nos règles et nos principes sont :

- des logements et de l’activité économique
- des durées de portage adaptées
- des enveloppes financières calibrées

Muni de cette feuille de route, l’établissement s’adapte aux situations locales et cela nous permet de travailler auprès de maires sur des projets très locaux comme dans les territoires stratégiques du contrat de projets ou du SDRIF en cours de révision. C’est une grande force de varier les échelles, spatiales, temporelles et ainsi de couvrir le territoire, de connaître les acteurs, d’être confronté à la diversité de situations. Je vous invite à lire le très joli bilan d’activité qui couvre les premières années de l’EPF et qui présente de manière très vivante notre action.

2009 aura été une année très particulière. Depuis le début de la crise, il n’est pas impossible que nous ayons été au bord du gouffre, mais les marchés fonciers et immobiliers ne se sont pas effondrés. Une correction nette est intervenue ; il a fallu changer de paradigme. Toutes ces mauvaises habitudes prises pendant la bulle, la longue bulle, « la bulle durable » pour reprendre une expression de Vincent Renard, ont été bousculées et vont devoir changer car on ne peut pas faire comme avant. Les acteurs privés vivaient largement, les collectivités locales percevaient les droits de mutations : un peu de sobriété et davantage d’intérêt général nous feront à tous le plus grand bien.

Certains annoncent un effondrement de l’immobilier tertiaire qui pourrait ricocher en Ile-de-France. Je ne me lancerai pas dans des projections pour 2010 mais nous savons tous qu’il y a des raisons structurelles au maintien de prix élevés du foncier en Ile-de-France et, par notre action, nous les combattons.

En 2008, au sommet de la bulle, l’EPF anti-spéculation était utile.
En 2009, au creux de la vague, l’EPF keynésien était utile.
En 2010, par gros ou par petit temps, l’EPF sera utile.

Car c’est le principe même d’une intervention publique sur les marchés fonciers qui est utile et pertinente. Lorsque vous travaillez sur les questions foncières, vous êtes confrontés à des mécanismes de marché et, un républicain dans mon genre, l’accepte d’autant plus si la puissance publique n’est pas désarmée, passive, regardant passer les trains, laissant faire les spéculateurs…

Avec l’EPF d’Ile-de-France nous agissons. Nous agissons avec vous. Acteurs privés, venus nombreux ce soir, acteurs publics également nombreux… entre nos mains reposent une partie de l’avenir de l’Ile-de-France.

A nous//nous tous// de savoir le construire par une subtile dialectique des initiatives privées et de l’intérêt public. Que nous réussissions cela, et 2010 sera une bonne année au cours de laquelle nous aurons servi l’intérêt général.

Il me reste à vous présenter mes meilleurs vœux pour 2010. Chaque année nouvelle appelle au moins une innovation. Pour l’Etablissement Public Foncier d’Ile-de-France 2010 sera le lancement de son site Internet que va nous présenter, maintenant, Gilles Bouvelot.

Très bonne année 2010.

Mardi 19 Janvier 2010
Jean-Luc Laurent
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