La surveillance de la santé des riverains est lancée

Article paru dans le Parisien (édition Val d’Oise) du 10 juillet 2009



La surveillance de la santé des riverains est lancée
Le dispositif Survol, destiné à la surveillance sanitaire et environnementale des plates-formes aéroportuaires de Roissy, Orly et Le Bourget, est entré hier dans sa phase active. Daniel Canepa, le préfet de la région Ile-de-France, a réuni le troisième comité de pilotage qui regroupe, en lien avec AirParif et BruitParif, services de l’Etat, élus, associations de riverains, compagnies aériennes et Aéroports de Paris. Pendant quatre ans, Survol va renforcer la surveillance environnementale autour des trois plates-formes aéroportuaires de la région. Mais aussi la surveillance des expositions au bruit et à la pollution atmosphérique des populations riveraines, soit au total près de 2,3 millions d’habitants.

La surveillance de la santé des riverains est lancée
Des indicateurs tels que crises d’asthme ou troubles du sommeil seront pris en compte pour mesurer la gêne. Les premières données découlant de ces observations, résultats des mesures environnementales et notamment de l’impact du trafic aérien, seront connues à partir de 2011 et seront accessibles sur Internet. Pour mieux assurer le suivi du dispositif, le préfet a également mis en place autour de chacun des aéroports concernés des comités de proximité rassemblant élus, associations représentatives, opérateurs techniques.

Mais dès l’automne, une autre étude de terrain, entièrement consacrée à la santé des riverains, va parallèlement être lancée sur un panel de 2 000 Franciliens. Le conseil régional d’Ile-de-France met actuellement la dernière main à « son » étude épidémiologique, entérinée en décembre et entièrement complémentaire à Survol. « La région a retenu hier le cabinet privé qui va piloter ces investigations sur des groupes d’habitants, enfants et personnes âgées de différents milieux, c’est-à-dire en périphérie d’aéroport, dans un milieu urbain classique et à la campagne, explique Rachid Adda, l’un des conseillers régionaux MRC à l’origine du projet avec son collègue Daniel Guérin.

Concrètement, les personnes testées porteront des capteurs et seront suivies pendant six à douze mois. »

Bénédicte Agoudetsé

Vendredi 10 Juillet 2009
Le Parisien
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