Ordures ménagères: le produit de la taxe augmente de 5% par an en IdF

Dépêche AFP, le 17 novembre 2009.



Ordures ménagères: le produit de la taxe augmente de 5% par an en IdF
PARIS - La taxe d'enlèvement des ordures ménagères, prélevée par 97,5% des communes d'Ile-de-France, a vu son produit augmenter de 47% entre 2000 et 2008, soit une hausse annuelle moyenne de près de 5%, selon une étude de l'Observatoire régional des déchets d'IdF (Ordif) présentée mardi.

"Cette évolution est bien plus importante que celle du coût de la vie, on ne pourra pas indéfiniment augmenter de 5 à 6% par an, ce n'est pas possible", a affirmé le président de l'Ordif Eric Chevaillier.

Pour autant, ce dernier énumère une série de "raisons objectives" expliquant cette hausse, comme la mise en place de filières de recyclage, la collecte sélective et les investissements réalisés dans les usines d'incinération.

Assise sur les valeurs locatives et prélevée avec les taxes foncières, la TEOM a rapporté près de 1,2 milliard d'euros en 2008 en IdF, soit un produit moyen de 106 euros par habitant, contre 94 euros en moyenne en France, selon les calculs de l'Ordif.


Il y a cependant de fortes disparités. Ainsi, à Paris, le produit serait de 168 euros, ce niveau s'expliquant par la taxe payée par les entreprises, des commerçants par exemple.

En 2007, près de 5,68 millions de tonnes de déchets ménagers et assimilés ont été collectés en IdF, soit 492 kg par habitant et par an, contre 594 kg en France.

Cette différence de 100 kg tiendrait à la faible quantité de déchets verts collectés dans une région à taux d'habitat collectif élevés, mais aussi à des "dépôts sauvages", "plutôt gérés par les communes".

Les ordures ménagères résiduelles (part restant après les collectes sélectives) sont plus importantes en IdF qu'en France (68% contre 53%).

A cela trois raisons: faibles quantités apportées en déchèteries (parc peu dense et difficultés de déplacement), collecte des recyclabes secs (emballages, vieux papiers, verre) inférieure de 25% à la moyenne française et apports d'ordures ménagères résiduelles plus importants à cause des déchets assimilés (issus des commerces, artisanat, bureaux et industrie).

En 2007, 51% des déchets franciliens ont été incinérés (57% en général mais l'incinérateur d'Issy-les-Moulineaux était fermé) et 21% sont allés dans les centres de stockage.

(©AFP / 17 novembre 2009 13h09)


Mardi 17 Novembre 2009
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